Ce vendredi 10 avril 2026, 8h30, alors que la rosée se dépose sur l’oculaire des jumelles et longues-vues, quelques cris atypiques portés par le vent d’Est retentissent à une centaine de mètres de l’observatoire. « Huit, huit, huit », impossible à confondre, il s’agit bien de la Marouette ponctuée, Porzana porzana de son nom scientifique.
Cet oiseau migrateur de la famille des rallidés fréquente les zones humides à vasières et couvert végétal dense mais bas, notamment lors de ses haltes migratoires pré-nuptiales en mars-avril et post-nuptiales en août-septembre-octobre. La Marouette ponctuée se reproduit sur quelques sites dispersés en France, mais le principal bastion de sa population européenne se trouve en Pologne, Ukraine, Roumanie, Russie et dans les pays baltes. Ses quartiers d’hivernage sont répartis sur l’Afrique du Nord, de l’Est, l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient.
L’espèce est considérée comme rare car elle est très discrète, presque impossible à voir selon les contextes. Sa détection est donc peu courante, la plupart du temps elle a lieu par le biais des vocalises en période de migration.
Ce vendredi 10 avril, ce n’est pas une Marouette ponctuée qui a chanté, mais bien deux ! Voire trois !
A la RNR, la Marouette ponctuée avait été vue en juillet 2024 pour la dernière fois, elle est loin d’être annuelle sur la réserve.
Légende photo : Marouette ponctuée, © Y. Meuraillon, Vendée, 2024
